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2020, UNE ANNÉE QUE L’ON NE VOIT QUE DANS LES FILMS.

Hello, voici venu l’heure du Bilan 2020, vous pouvez (re) lire celui de 2019 ici, ou celui de 2018 là.
Je vais vous la raconter mois par mois sachant qu’en écrivant ces lignes je ne sais pas encore ce que 2021 nous réserve.
(Pour les affiches de film -18 ans, demandez par mail à gregory@ferembach.com)

Pour le contexte : 36 ans, 10 en agence, 3 ans en free, autant DA que CR, sagittaire, prénommé d’après le Petit Grégory (true story).

Janvier Février


Elle commence méga bien (sic) en janvier, 3 agences différentes me contactent pour près de 10k (brut), bon présage. Février un poil moins mais ça va, j’avais beaucoup bossé depuis 2-3 mois donc quelques semaines à retourner sur les projets persos.
Mais début mars le sujet coronavirus occupe massivement le terrain français. Le 1er confinement débutera mi-mars.
Et ce n’était pas de bon augure.

Mars – Avril

Plus de sorties, plus de travail, du jour au lendemain tous les frees ont arrêté de bosser, les agences bloquent toutes les dépenses externes et comme je bossais quasiment qu’avec des agences et bien les revenus sont passés à 0 €. Comme tous les indépendants. Pas de chômage partiel pour bibi, bon c’est un peu le risque du statut et je le connaissais.
Mars : 0 € donc
Avril 0 € donc.
Et funfact ma femme est aussi indépendante, dans l’immobilier (agencepepite.com) donc 0 € pour elle en mars et avril.
Et les perspectives puaient du cul.

Mais on n’était pas malades, personne dans notre entourage non plus (malgré père, mère, frère dans la santé au contact direct de malades) et évidemment c’est le seul truc qui compte à la fin.
Et on avait assez d’économies pour tenir quelques mois comme ça sans que ça devienne dramatique.
Même si on n’avait pas droit au chômage partiel, pendant quelques mois, les indépendants pouvaient recevoir l’aide mensuel de l’État de 1500 €, de quoi payer le loyer.

On a eu la chance d’être confinés dans une maison de la banlieue parisienne à côté d’un petit bois. Avec 2 enfants en maternelle (pas autonome) ça a bien aidé. J’ai beaucoup de respect pour les parents confinés en apparts avec des enfants et qui bossent en même temps, et je ne parle même pas de ceux qui les élèvent seul. L’avantage de la maternelle, c’est : pas de devoir à la maison. Même si la maîtresse envoyait plein de trucs pour les occuper au besoin, très vite on a préféré l’école de la vie, des maths avec les recettes de gâteaux et des sciences dans le potager. On a jalousé les copains sans enfants qui avaient le temps de l’ennui des séries et des apéros-zoom, par contre on n’a pas jalousé les copains célibs enfermés seuls dans 20m2. Mais on s’écarte un peu du sujet.

Mai – Juin

Contre toute attente, alors que c’est le calme plat, une agence parisienne me contacte pour un pitch monde via leur bureau anglais. Grosse mission, donc c’est cool (coucou Thomas). Puis une deuxième et une troisième, tu sens que le déconfinement de mi-mai a réenclenché la machine, même si ce n’est qu’un poil.
Et tant que l’école maternelle reste fermée, on occupe les enfants toute la journée, donc on ne voit pas vraiment le temps passer mais on a fortement envie d’échanger avec des gens qui connaissent au moins leurs tables de multiplication.

Juillet – Août

La France s’est totalement déconfinée. Contrairement à mon compte en banque.
On part gambader dans la campagne normande (coucou Xuoan) et ses grands espaces et fermes.

Septembre – Octobre

Les enfants sont retournés à la maternelle.
Après 6 mois…
La reprise de l’école est vue comme une libération (sentiment partagé avec beaucoup de parents).
Et dans le taff : la plus grosse compet’ à laquelle je n’ai jamais participé en 13 ans. Via une agence londonienne (coucou Charlie), on était des dizaines de teams (allemand, italien, polonais, anglais..) briefées sur le même sujet rien qu’en Europe. Et pareil en Asie, au Moyen-Orient et aux USA sur des business unit différents (mais dans le même réseau). On était, de mémoire, le seul team en free. Super expérience de coordination, et travailler avec des Anglais est toujours un plaisir, ne serait-ce que pour l’accent.

Novembre

Peu de taff (5 jours dans le mois) mais c’était un gros mois de discussion/négociation avec une agence chinoise pour les accompagner à mi-temps sur une marque de voiture en décembre, et quelques mois de 2021 probablement (à suivre).
Heureusement que l’étranger génère du business (au moins parler anglais a un intérêt) car à ce que j’entends, à Paris, les frees galèrent tous. Et la liste des gens qui se sont fait virer s’allonge, parfois suite au covid, parfois à une perte de budget, ce qui est sûr c’est que les embauches aussi sont gelées, et que les salariés en place charbonnent fort.
Alors normalement à la moindre compet’ il faudra bien des frees, on verra si la théorie rejoint pratique.

Décembre

On a commencé avec l’agence chinoise, on échange sur WeChat, c’est dépaysant et formateur. Ce n’est pas encore de gros sujets mais ça viendra. Et une autre mission venant finir l’année, on sauve un peu les meubles.
D’un côté décembre, janvier et mai auront été des mois à 10k. Et de l’autre mars, avril, juillet, août à 0 €.
Par rapport à 2019 j’aurais perdu 15k. En 2020, il y aura eu 14 missions (contre 22 en 2019) et J’ai bossé sur de la cuisine, de la banque, de la voiture, de la déco, du golf, du casino, de la grande distrib’… gagné quelques compets’, perdu d’autres, avec un film en prod et une campagne de sortie.
De ce que je vois chez mes confrères freelances parisien, c’est très bien mais une amie free à Londres (coucou Margot) a bossé bien plus régulièrement.

On est toujours le riche de quelqu’un et le pauvre d’un autre.

Bilan (tch tch)

Il faudrait que je bosse plus souvent en direct avec des annonceurs, afin d’être moins dépendant des agences (cf pandémie) mais c’est un réseau que je connais peu (et toi ?).
Je continue ma vie de free qui pour l’instant me va, même si ♫ je ne sais pas où je vais, mais ça, je ne l’ai jamais bien su♬…
Elle me laisse le temps de faire mes projets et de rencontrer plein de personnes différentes, j’ai continué les interviews sur “C’est qui les créas ?”, en ajoutant les podcasts “des gens qui font des blogs de pub“, et les vidéos “tour du monde des créas“. (c’est super intéressant, cliquez fort).
Dans les passions 2020 on peut aussi mettre les échecs (comme 2019) où j’ai passé la barre des 10.000 parties (Greg-GG sur chess.com). J’ai aussi fait beaucoup de potagers, lombricompost légumes et plantes vertes envahissent l’appart pour le plus grand bonheur de ma femme.

Par contre je n’ai pas avancé mon shop, dont la collection des tee-shirts utiles, mais vous y trouverez toujours les affiches “pa+na+me” ou “papas“.

(j’aime bien son logo)



Un bilan potable d’une année improbable, assez de palabres, si vous avez un problème
vous trouverez probablement une solution ici : gregory@ferembach.com


La vie ce n’est pas un film, même si on y mange aussi des popcorns
– Confucius.